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Parlons chiffons si vous le voulez bien, le vocabulaire de la mode, de tout temps est un peu complexe, alors clarifions la chose...

Aiguillette ou ferret : lacet terminé par un ferret qui permet de nouer les chausses ("nouer les aiguillettes" signifie rendre impuissant, puisqu'on ne peut plus défaire ses sous-vêtements pour engrosser les demoiselles), mais aussi les encolures et les laçages divers.


Amigaut : fente plus ou moins longue pratiquée dans l'encolure d'un vêtement. Souvent fermé par une fibule puis un laçage, elle sert à ajuster le vêtement à son porteur et permet aux femmes d'ouvrir leur col pour allaiter.


Aube : tunique simple à manches larges, souvent blanche (en lin), elle était portée à l'origine par tout le monde, mais devient le vêtement de base des religieux, des anges et des jeunes moines.


Aumusse : Capuchon de tissu, souvent fourré, couvrant la tête et les épaules et de longueur variable, porté par les religieux réguliers ou séculiers et par les laïcs des deux sexes au Moyen Âge notamment.


Barbette ou mentonnière : Guimpe en forme de mentonnière, portée du XIIe au XVe s. par les femmes âgées, les veuves et les religieuses.


Bure : tissu de laine qui donne son nom au costume des moines. Son nom vient du latin "burel" qui désigne une laine de couleur grise, noire ou brune.


Brodequins : ces chaussures lacées, en cuir clouté, sont portées à la fin du Moyen-Age. Elles ont une forme allongée caractéristique.


Braguette : Au Moyen Âge, les hommes comme les femmes portent des robes, à l'exception des petites gens qui peuvent avoir une pièce du caleçon long ou court, de toile ou de cuir, maintenue à la taille par une ceinture appelée « braiel ». Cette sorte de pantalon appelé brague, ou braie, est essentiellement portée par les hommes du peuple, mais certaines paysannes en portent aussi. La braguette apparaît à la fin du Moyen Âge. Voulant être séduisants et virils, ils s'inspirent de la braguette que portent les soldats sous leur armure : chez les militaires, la « brague » était la partie saillante de la cuirasse, située au-dessous de la ceinture. Ainsi, les soldats avaient droit à une protection particulière, puisque leurs braguettes étaient en fer. Seuls les cavaliers refusaient de porter cet accessoire supplémentaire pour leur armure. Le 23 octobre 1398, un texte officiel atteste de cette nouvelle mode : le roi Charles VI adresse au prévôt de Paris une lettre permettant aux chaussetiers de la capitale de vendre des chausses garnies d'aiguillettes et de lanières, qui moins d'un siècle plus tard serviront à fixer la brayette ou braguette. C'était à l'origine une petite poche amovible en forme de triangle attachée à la ceinture. À une époque où l’homme commençait à porter des habits très ajustés, voire collants, cette pièce rectangulaire couvrait l'ouverture des hauts-de-chausses. On la fermait par des boutons, ou plus souvent par des aiguillettes, qui permettaient de maintenir les parties génitales à l'intérieur. La braguette est d'abord une pièce d'étoffe très colorée, souvent rembourrée, qui signale sur le corps la place de ce qui reste caché, mais dont on ne peut plus ignorer la présence. Il n'était pas rare que cette poche serve à garder son mouchoir, on y cachait sa bourse et ses monnaies, ou même des fruits que l'on voulait faire mûrir.


Braies : caleçon masculin porté depuis l'époque gallo-romaine. Au Moyen-Age, c'est le vêtement le plus commun pour les hommes de toutes classes sociales. Larges et serrées sur le mollet pendant le Haut Moyen-Age, elles deviennent plus ajustées à partir du IXème siècle et sont supplantées par les chausses qui couvrent toute la jambe à la fin du Moyen-Age. Au XIVème siècle, avec la mode du vêtement court, c'est une sorte de sous-vêtement masculin pourvu de lacets qui permettent d'y nouer le bas.


Bliaud : porté principalement entre le fin du XIème et le début du XIIIème siècle, c'est le vêtement médiéval féminin par excellence. C'est un vêtement de dessus, à l'encolure basse et ronde, aux manches ajustées jusqu'au coude puis très évasées et très longues. Le buste est moulant jusqu'à la ceinture (parfois lacé sur les côtés) et la jupe très large. Elle peut être fendue sur la chemise. C'est aussi un vêtement masculin au XIIIème siècle, porté fendu sur les côtés, parfois sans manches.


Cagoule : proche de l'aumusse, c'est une cape ronde qui peut être lacée ou non, destinée à protéger du froid et de la pluie.


Cale : bonnet de lin ou de laine porté par tous les hommes à partir du XIIIème siècle. Sa forme épouse les contours du crâne et il se ferme par des lacets sous le menton. On le porte en permanence et en toutes circonstances, même au lit, car il est souvent mal vu de se montrer tête nue.


Cape : manteau à capuche.


Chapeau, chapel : désigne une couronne métallique ou composée de fleurs, ou tout autre ornement circulaire posé sur les cheveux. Au Moyen Âge, leur usage est attesté dès le règne de Charles VI, où les chapeaux fréquemment portés à la campagne sont adoptés à la ville « mais seulement les jours de pluie ». Marqueur social, il s'agit d'un accessoire essentiellement masculin, les femmes portant plutôt des voiles, des foulards ou des coiffes qui peuvent cependant atteindre des proportions extravagantes, tels les hennins. Le port d'un chapeau par la femme est alors considéré comme frivole, à l'exception de son utilisation lors de voyage. C'est au XVIe siècle que les femmes s'approprient le chapeau, imitant les courtisans mâles.


Chaperon : à l'origine, c'est un vêtement conique avec une ouverture pour le visage et une capuche pointue. Il est porté comme mantelet d'hiver, court à capuche, souvent rond ou ovale. Porté au départ par les moines frileux, il se décline sous une multitude de formes et de matières au XIVème siècle et peut descendre très bas dans le dos. La mode de la fin du Moyen-Age y ajoute des découpes décoratives et une capuche longue qui se termine en pointe.
Chainse, chemise : chemise de dessous en lin, laine ou soie. Porté par tous, c'est le sous-vêtement médiéval par excellence. Court pour les hommes et long pour les femmes, c'est le vêtement de nuit, mais aussi celui que l'on voit sous les ouvertures du bliaud ou de la cotte. Sa forme est simple, mais évolue au fil des modes pour s'adapter à ce qui est porté au-dessus.


Chasuble : vêtement religieux, rond ou ovale, avec une ouverture pour la tête.


Chausse : bas ou mi-bas plus ou moins épais. Les chausses qui couvrent la jambe s'attachent aux braies par les lacets, les plus courtes sont maintenues par des bandes mollières ou des jarretières pour les femmes. Sans semelle, elles sont portées avec des bottes, ou bien complétées par une armature légère et une semelle de liège.


Coiffe : Coiffure de femme, en toile ou en tissu léger (soie, dentelle), comprenant le bonnet et ses divers accessoires, et dont la forme varie d'une région à l'autre.


Corset : le terme désigne à la fois le vêtement de dessous, en étoffe matelassée, que les femmes adoptent à la fin du XIIIème siècle et un vêtement unisexe ajusté à la taille et pourvu de manches très larges.


Cotte, cotte-hardie : ce terme désigne une robe unisexe portée sur la chemise; Pour les hommes, c'est le vêtement quotidien, souvent fendu sur les côtés, pourvu de manches, qui s'allonge avec la mode de la robe longue au XIVème siècle. Les femmes la portent comme robe de dessus qui est le vêtement de base des paysannes et qui adopte des formes plus complexes chez les plus riches. La poitrine est ajustée et le décoletté profond, avec des manches étroites.


Crépine : filet à cheveux.


Dalmatique : vêtement d'origine byzantine, c'est un habit religieux port sur l'aube, plus court, avec une forme rectangulaire ample et des manches larges. Elle est souvent très décorée et témoigne du rang ecclésiastique de son porteur.


Doublet : gilet matelassé porté entre la chemise et le vêtement de dessus pour se protéger du froid.


Escarcelle : sacoche de cuir portée par les voyageurs et les pélerins, pourvue de lanières pour y fixer un couteau.


Escoffion : coiffure féminine en bourrelet surmonté d'un voile. C'est un coussin couvert d'étoffe et d'orfèvrerie qui soutient la chevelure nattée et structure la coiffure selon la forme souhaitée. L'escoffion se porte en couronne autour de la tête, à cornes, couvertes d'un voile blanc, ou à bourrelets.


Fronteau : bandeau de tissu ou d'orfèvrerie portée par les femmes sur leur coiffe ou pour maintenir leur voile sur la tête.


Froc : nom générique du vêtement des moines. Robe à capuche, flottante, à manches longues.


Fibule : broche articulée qui ferme les vêtements drapés et les manteaux. Son usage se perd progressivement au profit des lacets, des boutons à partir du XIème siècle.


Fermail : broche ou épingle métallique souvent décorée servant à fermer les pièces de vêtement.


Gambison : habit court, matelassé, composé de très nombreuses couches de toile, de peau et d'étoffe. Porté par les archers ou sous l'armure des fantassins.


Garde-corps : habit de dessus, long et fendu sur le devant, porté par les hommes, mais aussi les femmes en voyage.


Gonelle : tunique simple, unisexe, de longueur variable, portée dès l'époque mérovingienne. En forme de T, à encolure large et fendue, c'est l'habit de base d'une bonne partie de la population médiévale.


Gorgière : voile féminin attaché à la coiffe sur les tempes couvrant le cou et rentré dans le col de la robe. Porté entre le XIIème et la fin du XIIIème siècle par les femmes mariées, puis par les religieuses.


Guimpe : voile féminin couvrant la tête et la gorge. C'est la coiffure des veuves, des femmes mariées, des vieilles femmes et plus tard, lorsqu'elle passe de mode, des religieuses.


Hennin : coiffure de la fin du XIVème siècle constituée d'un coussin d'étoffe en pointe sous lequel on noue les cheveux nattés. Il est décoré d'un voile drapé qui peut aussi couvrir entièrement le visage. Rendu à la mode par Isabeau de Bavière, le « bonnet pointu », est probablement issu du néerlandais : henninck, qui signifie « coq », était une coiffe féminine conique en forme de pain de sucre qui fit son apparition en France au Moyen Âge tardif, vers 1420, et se répandit ensuite en Italie, en Allemagne et dans les Pays-Bas bourguignons. La chevelure était complètement cachée sous cette coiffe, et l'on n'hésitait pas à épiler toutes les mèches qui dépassaient. Une variante apparut ensuite sous le nom de « coiffure papillon » où la forme du hennin n'était plus pointue au-dessus de l'arrière de la tête mais en cornes plutôt sur le devant de la tête ou bien on apposait du fil d'archal au bout d'un cône tronqué pour y faire redescendre le voile sous la forme d'un M au-dessus du front. Le hennin ne tarda pas à atteindre des proportions tellement extravagantes qu'il devint l'objet d'ordonnances restrictives spéciales de la part de l'Église. Mais c'est seulement au début du XVIe siècle que cette mode disparut.


Heuse : chaussure de cuir portée pour la chasse et par les cavaliers. Son usage se répand dans la noblesse de la fin du Moyen-Age.


Houppelande : remplace le bliaud et la cotte comme vêtement favori de la noblesse au XIVème siècle. C'est une robe de dessus, longue et souvent ornée d'une traîne pour les femmes, entièrement ouverte sur le devant et boutonnée. L'encolure triangulaire laisse voir la chemise ou la cotte et les mains s'élargissent à partir du coude.


Housse : manteau court ou long qui se constitue d'une pièce ronde couvrant les épaules et d'une partie basse ajustée à la taille, avec de larges plis.


Huve : coiffure féminine de la fin du Moyen-Age. Elle s'allonge à l'arrière de la tête en cornet évasé et se porte avec une étoffe longue qui retombe sur les épaules.


Jacque : pourpoint à manches boutonné sur le devant. Porté par les paysans et les petits bourgeois du XVème siècle.


Manteau ou mantel : porté tout au long du Moyen-Age, il est le plus souvent long et drapé sur l'épaule. Il peut être de forme semi-circulaire (époque mérovingienne), rectangulaire et très large comme une toge (époque carolingienne), ou bien plus ajusté. Il est porté par tous et constitue une pièce d'habillement aussi courante que la chemise.
Orfrois : broderies de fil d'or, proche du brocart, qui décore les ourlets de vêtements et les bordures de manches ou de col.


Parti : issu du vocabulaire héraldique, un vêtement "parti" designe la mode des vêtements bicolore à la fin du XIVème siècle.


Pelisse, peliçon : robe de fourrure ou de peau, sans manche, portée sans ceinture par les hommes et les femmes.


Poulaine : soulier à pointe rigide, porté par les hommes et les femmes. Très à la mode entre le milieu du XIVème et la fin du XVème siècle, elle peut atteindre 50 cm de long.


Pourpoint : issu du gambison, ce gilet court, aux manches étroites et ajusté à la taille était un vêtement de dessous, porté par des soldats sous leurs armures. Il devient un vêtement d'apparat au cours du XVème siècle et relance la mode du vêtement court pour les hommes qui les portent avec des chausses ajustées. Les manches prennent de l'ampleur et deviennent bouffantes pour accentuer la carrure des épaules.


Sayon : vêtement de pluie à capuche porté par les paysans et les soldats.


Scapulaire : manteau court qui couvre les épaules, de forme circulaire, surtout porté par les religieux.


Soulier : chaussure en cuir sans semelle qui se porte en intérieur ou couvert par les bottes ou les brodequins.


Surcot : à la mode du XIIIème siècle et jusqu'au milieu du XIVème siècle, c'est une robe que l'on porte sur la cotte (d'où son nom). Elle est souvent taillée dans un tissu riche, sans manche, mais avec des longues échancrures brodées de fourrure laissant voir la robe portée dessous. La jupe est longue, souvent à traîne, ou bien plus courte que la cotte. Les hommes portent le même type de vêtement, court, sans manche et à échancrures larges, par-dessus la cotte de mailles ou l'armure qu'il protège du soleil et des frottements.


Tabard : pièce de tissu rectangulaire, munie d'une ouverture pour la tête, que l'on porte au-dessus de l'armure.


Tassel : désigne une pièce de tissu, souvent noire, qui cache la pointe de l'encolure de la houppelande. La robe à tassel, venue de la cour de Bourgogne, connaît un grand uccès au XVème siècle. La taille est haute, sous les seins, et les manches sont souvent moins amples que sur la houppelande.


Templette, templière : bijou ou pièce d'orfévrerie sur laquelle les femmes enroulent leurs tresses au niveau des tempes, à la mode de XIVème et XVème siècles. Les cheveux sont alors retenu par une résille, ou crépine.


Touret : coiffure typique du XIIIème siècle et constituée d'un cercle d'orfèvrerie ou étoffe placée en bandeau autour de la tête, couverte d'un voile et assortie d'une mentonnière qui passe sous la mâchoire.


Truffeau : cheveux postiches portés en bourrelet pour soutenir les coiffures du XVème siècle.

 

Source : Wikipedia, Wiktionary, medierageuse.wordpress, medieval.mrugala